02.05.2020

Mireille Benedetti "Le Plan de relance durable est un enjeu majeur"

Mireille Benedetti : « Le Plan de relance durable est un enjeu majeur. Nous devons réussir un New Deal articulé avec le Green Deal Européen. »

 

Mireille Benedetti, conseillère régionale de la Région sud est Présidente de l’Agence Régionale pour la Biodiversité et l’Environnement. Elle préside également le Groupe de Travail Biodiversité et le Club des ARB au sein de Régions de France.

 

>> Le Conseil des régions travaille à un Plan de relance de l’Economie, comment y participez-vous ?

Mireille Benedetti : La contribution des Agences régionales Biodiversité (ARB) offrira un éclairage environnemental au plan de relance, des outils d’évaluation, de valorisation et de massification.

 

>> Quelles sont les pistes explorées ?

Mireille Benedetti : La réflexion couvre de nombreux champs sectoriels : l’agriculture durable, l’énergie propre, l’économie circulaire, l’industrie décarbonée, le logement performant, les mobilités douces, le tourisme durable …

 

>> Quels en sont les enjeux ?

Nous devons favoriser la relance économique en limitant les impacts environnementaux, fabriquer et consommer responsable, maîtriser la demande des produits importés.

 

>> Dans votre région, le Plan Climat « Cop d’avance » semble déjà performant.

Nous travaillons à un Plan Climat 2 qui concilie qualité de vie et attractivité économique. L’agence que je préside travaille des propositions très concrètes à l’attention de la politique régionale, elle accompagne également les territoires et les élus, conseils, formations, études …

 

>> Vous évoquez souvent la nécessité de rassembler les acteurs pour réussir ensemble ?

Ma méthode est simple : tous les sujets sont sur la table et tous les acteurs sont autour de la table. La priorité est donnée à une co-construction entre les territoires et les partenaires (CCI, Préfecture, Agence de l’eau, ADEME …) Ainsi pour pourrons, je l’espère, relever les défis d’une année qui s’annonçait « l’année de la biodiversité » avec le Congrès Mondial de la Nature en juin, la stratégie nationale des aires protégées etc.

 

>> Comment vivez-vous cette période de confinement ?

Depuis le 1er janvier 2020, l’Agence régionale est équipée 100% télétravail, je peux dire aujourd’hui que l’efficacité du dispositif a permis de poursuivre le travail de façon très efficiente. Les visioconférences rythment mes journées.

 

>> Quelles sont vos priorités pour les mois qui viennent ?

Le report du Congrès Mondial a libéré du temps pour la réflexion autour de sujets cruciaux comme : La relocalisation des produits alimentaires (identification des sols qualité agronomique, sanctuarisation, agriculture urbaine) – Guide des PLUI, Le soutien aux entreprises autour de l’écoresponsabilité (RSE, Charte Zéro déchet, zone d’activité durable …) -Label Parc + ou encore la poursuite du dispositif national TEN (Territoire engagé pour la Nature) avec l’accompagnement des collectivités, la formation des élus.

 

>> Quel regard portez-vous sur l’action politique en cette crise inédite ?

Elue centriste depuis 25 ans, je milite pour une France qui fait confiance aux territoires. L’Etat ne peut pas s’en sortir tout seul, il n’y a pas à hiérarchiser le pouvoir, chacun doit faire sa part à son niveau, c’est le principe de subsidiarité auquel je crois depuis toujours.

La démocratie représentative est aujourd’hui en danger, affaiblie par la perte de confiance des citoyens. La Crise sanitaire, sociale et économique que nous vivons doit offrir aux gouvernants sa part de vérité. Je suis d’un naturel optimiste, apportons notre pierre à l’édifice pour ces « jours d’après ».

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