09.01.2019

Démocratie et proximité, nos deux priorités pour Paris.

 

Tribune d'élus centristes de la ville de Paris.

 

Depuis maintenant près de dix-huit ans, la gauche est aux commandes de la ville de Paris. Le bilan n’est pas satisfaisant pour différentes raisons : progression fulgurante de la dette qui avoisinera les sept milliards fin 2018 et qui est la conséquence d’une incapacité à contenir notamment les dépenses de fonctionnement, politique de lutte contre la pollution trop centrée sur la pénalisation des automobilistes et inefficace sur le plan des résultats, manque de professionnalisme dans la gestion des dossiers des dossiers du remplacement de l’opérateur Velib, l’arrêt d’Autolib, la fermeture des berges, recul inquiétant de la sécurité, avec le développement très préoccupant de la drogue dans certains arrondissements du nord est de Paris.

 

De ce bilan, Anne Hidalgo et son équipe en sont les principaux responsables, avec des méthodes de gouvernance souvent trop autoritaires et éloignées des préoccupations quotidiennes alors que la gestion de Paris exige de l’écoute de la concertation et de la proximité pour répondre aux grands enjeux de la cité, préparer l’avenir et améliorer la qualité de vie et le bien être de ses habitants. L’alternance est donc nécessaire, mais elle doit s’accompagner aussi de la disparition de décisions verticales pour renouer avec davantage de démocratie et de proximité, nos priorités de la prochaine mandature qui s’ouvrira en 2020.  

 

La loi PLM existante depuis les élections municipales de 1983 qui avait pour effet de renforcer la démocratie locale a produit des effets contraires à ce qui était prévu. Le mode de scrutin accorde une prime majoritaire trop importante à la liste arrivée en tête dans les différents arrondissements, ce qui dans une logique de quadrangulaire, comme cela sera probablement le cas en 2020 pénalisera la représentativité des autres listes. Ensuite, on peut s’interroger sur le processus démocratiquement discutable de l’élection du Maire de Paris élu par très peu d’électeurs.

 

Un suffrage universel pour élire le maire de Paris

 

Nous centristes nous proposons donc que le maire de Paris soit élu au suffrage universel, direct dans le cas d’une élection qui aurait lieu le même jour que celui des élections municipales arrondissement par arrondissement. Dans le système que nous proposons, les électeurs voteraient pour deux listes : une liste pour le Conseil de Paris, commune à tous les arrondissements, et une liste propre à chaque arrondissement. Ce changement électoral aboutirait de fait à ce que le choix du maire soit celui de tous les Parisiens et non plus celui des conseillers élus par eux dans chaque arrondissement. ; ce qui renforcerait sa légitimité populaire du maire élu, comme c'est le cas dans d'autres grandes métropoles (New York, Londres, Montréal, Rome...). Même si le calendrier est serré, il est encore possible de modifier le processus d’élection du Maire de Paris pour en bénéficier dès 2020.

 

La proximité est aussi un vrai de sujet de préoccupation pour les Parisiens qui vivent tous dans des territoires différents dans leurs arrondissements respectifs, avec des problématiques spécifiques en matière de propreté, culture, sport et dimension associative. Les maires d’arrondissements sont des officiers d'état civil, ils célèbrent des mariages et ils ont des avis consultatifs, notamment en matière d’autorisations d'urbanisme (permis de construire) de permissions de voiries, de projets d'acquisitions ou de cessions d'immeubles. Ils gèrent également des attributions d’affaires scolaires liées au respect de l’obligation scolaire, attribuent les places en crèche et 1/3 des logements sociaux. Mais le budget d’un arrondissement est très faible de l’ordre de quelques millions d’euros sur un budget global de la mairie centrale de plus de neuf milliards d’euros.

 

Nous centristes, partisans d’une politique de décentralisation et de déconcentration à l’intérieur de nos territoires, nous proposons de donner plus de compétences aux mairies d’arrondissements, notamment dans un premier temps en matière de propreté, de culture et d’équipements sportifs. La propreté doit être l’affaire du Maire d’Arrondissement. La déconcentration totale de la propreté – en dehors du ramassage des ordures ménagères - en confiant notamment aux maires d’arrondissement un pouvoir fonctionnel de direction sur les personnels (comme les brigades, les équipes de nettoyage des rues ou de gestion des poubelles) ainsi qu’un budget spécifique doit faire l’objet d’expérimentations. Si ces expérimentations sont réussies dans les arrondissements volontaires, un déploiement sera effectué dans un deuxième temps sur tous les arrondissements. Il en est de même de la politique culturelle : elle ne doit pas résumer à des grands évènements (Nuit Blanche sur le périphérique, Olympiades culturelles, Prix littéraires bibliothèques), mais aussi répondre aux nouveaux usages, notamment en matière de fréquentation des bibliothèques qui doivent être sous la compétence des mairies d’arrondissements avec notamment la possibilité d’ouvrir davantage en soirée ou le dimanche. C’est le cas à Londres et à New York où les bibliothèques sont ouvertes respectivement 78 et 88 heures par semaines, ça le deviendra aussi à Paris, sous l’impulsion des Maires d’Arrondissement. D’autres pistes sont à étudier en matière de transferts de compétences pour les piscines, stades et gymnases avec une liberté de gestion pour l’arrondissement pour gérer les ouvertures et fermetures, avec leurs personnels dédiés en fonction des besoins des habitants et associations sportives qui les utilisent.

 

Au-delà de ces quelques expérimentations, nous élaborerons durant la prochaine mandature un pacte de confiance entre la mairie centrale et les arrondissements qui s'accompagnera d'une clarification des compétences entre ce qui doit rester du domaine de la mairie centrale et ce qui doit être géré directement par les arrondissements, par le biais de nouveaux transferts de responsabilités, en termes de gestion, de budget et de personnel. Nous sommes particulièrement attachés au soutien et au développement de nos arrondissements dans toute leur diversité et nous associerons les populations à ces propositions, notamment par le biais du référendum, notamment sur des sujets ayant un impact important dans leur vie quotidienne.

 

Marc Augustin, chef d’entreprise, trésorier de la fédération de Paris Les Centristes ; Laurence Bobant-Guillot, vice-présidente de la fédération de Paris Les Centristes ; Véronique Bucaille, adjointe au maire du XVIème arrondissement ; Emmanuel Dupuy, président de l’IPSE et secrétaire national Les Centristes aux relations internationales ; Isabelle Galy, chargée de mission enseignement supérieur ; Patrice Gassenbach, avocat, vice-président national Les Centristes ; Nicolas Jeanneté, délégué général national Les Centristes ; Carlin Lubin-Noël, conseillère du XVIIème arrondissement, déléguée à la jeunesse, prévention spécialisée et médiation ; Pierre Maurin, entrepreneur, secrétaire national Les Centristes à l’économie et à l’emploi, délégué départemental de la fédération de Paris ; Olivier Mousson, président de la fédération de Paris Les Centristes ; Benoit Pernin, directeur relations presse et publique, président de Vivre dans le XIIème de Paris, délégué au Grand Paris Les Centristes ; Elisabeth Stibbe, conseillère d’arrondissement du XIIIème arrondissement de Paris.

www.lescentristes.paris

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